Marie Dubois, souvenirs

Marie_Dubois_1972

Claudine Huzé est décédée le 15 octobre dernier, à l’âge de 77 ans dans la petite ville de Lescar à côté de Pau. Elle était connue sous son nom de scène, Marie Dubois, sous lequel elle a connu une honorable carrière d’actrice de cinéma, autant auprès des cinéastes de la Nouvelle Vague comme Jean-Luc Godard (Une femme est une femme), François Truffaut (Jules & Jim, Tirez sur le Pianiste) ou Roger Vadim (La Ronde) que pour des films aussi populaires que La Grande Vadrouille de Gérard Oury, Vincent, François, Paul et les Autres de Claude Sautet ou La Menace d’Alain Corneau. Elle se fait plus rare à partir de la fin des années 70, souffrant d’une sclérose en plaques, maladie contre laquelle elle s’engagera publiquement. de 2001 à 2014.

Voilà pour la présentation de l’artiste, le RIP.

 

En apprenant sa mort, une image m’est de suite revenue en tête, une scène au lit avec Charles Aznavour dans le formidable Tirez sur le Pianiste de François Truffaut. Une fois retrouvée cette scène, je m’aperçois, stupéfait, que ce n’est pas de Marie Dubois dont je me souvenais mais de Michèle Mercier  ! Curieux tour que me joue ma mémoire…

La voilà cette scène, une version « comme au cinéma » à la Truffaut du Cachez ce sein que je ne saurais voir de Molière :

Marie Dubois est bien l’héroïne de ce film à la fois tragique et léger, amante et amoureuse d’un étonnant Charles Aznavour. Dans la vidéo qui suit, on peut la voir belle, touchante, décidée et lumineuse dans deux scènes : la rencontre, et les premières décisions entre amoureux. La rencontre est un petit bijou de jeu non verbal, d’hésitations et de non-dits filmés du côté de l’homme – Charles Aznavour. Le deuxième passage montre une Marie Dubois convaincue, battante, prête à tout donner, avec en filigrane le même homme toujours aussi hésitant – on devine déjà la suite de l’histoire et du film… que je ne dévoilerai pas ici.

 

Mais ce Tirez sur le Pianiste est surtout célèbre pour une scène, celle qui d’ailleurs précède exactement le cachez ce sein que je ne saurais voir : une des rares apparitions filmées de Bobby Lapointe, chantant dans son style inimitable de coureur à pied de la rime burlesque Avanies et Framboises.

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