Ethiopiques & desert blues

La série des Ethiopiques nous a permis de découvrir une musique éthiopienne d’une richesse insoupçonnée.

La série Ethiopiques est longue et surprenante une dizaine de CD au moins…Et cette chanteuse qui dit descendre de la reine de saba a une voix unique.

Les musiciens de l’orchestre impérial à Addis-Abeba dans les années 50 et 60 ont été formés à excellente école puisque les meilleurs d’entre-eux ont été envoyé aux Etats-Unis pour y prendre des cours d’orchestration, d’harmonie et de composition avec des instrumentistes et arrangeurs de jazz dont Johnny Mandel et Bill Hollman ou Herb Pomeroy. Revenant dans leur pays, ils ont eu l’intelligence de fondre ces acquis dans la tradition et une musique magnifique, l’afro-soul ou Ethio-jazz est née, musique absolument hypnotique et lancinante, incantatoire et qui plonge rapidement son auditoire dans une transe interminable, aussi subversive, sombre et brûlante que les rives du fleuve d’Au coeur de la nuit.

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Le simple fait que des musiciens comme celui dont je vais vous parler et que je vais vous faire entendre dans 2 minutes soient quasiment ignorés aujourd’hui relève du scandale! Et le fait que Netsanet ait eu du succès un miracle! Le jour ou on se donnera les moyens d’exhumer les milliers d’enregistrements conservés dans les archives de l’Etat Ethiopien sera à marquer d’une pierre noire en forme de pyramide Nubienne!

Bannister – Voices

Et pourtant c’est dans les deux volumes des Desert Blues, déjà présentés ici que j’ai découvert ces deux voix majestueuses

Netsanet-SpiritOfSheba

Originally the lead singer of Wallias Band, of great fame in the hotels and clubs of Addis Ababa (one of the main venues, instead of concert halls), Netsanet Mellesse is one of the younger generation of Ethiopian singers who infuse music with influences from the West, India, and from other parts of Africa. She has been recorded on Shanachie, notably with a song on Holding up Half the Sky. ~

Adam Greenberg, All Music Guide

Et surtout Aster Aweké !
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On l’appelle souvent ‘l’Aretha Franklin africaine’. Depuis des années elle habite dans les Etats Unis, où elle est extrêmement populaire chez la communauté ethiopienne. Aster a commencé sa carrière en 1970 en chantant dans les boîtes de nuit à Addis Abeba. Encore aujourd’hui elle est adoré de sa patrie, en 1997 elle y a donné un concert pour un publique de 50 000 fans. Elle chante ses propres compositions dans un style unique, touchant au jazz, au soul et au r&b, accompagné des instruments comme le saxophone, la batterie et le marimba.
Dans le septième album ‘Aster’s Ballads’ , elle reïnterprète des songs du’elle a chanté pendant les 25 ans passés. Pour l’instant elle travaille à son nouvel album.

L’album ‘Aster’s Ballads’ (2004) a été édité chez Kabu Records.

Africultures.com

 

On ne trouve pas beaucoup plus d’informations sur le net sur ces deux déesses éthiopiennes. J’adore ces voix, ce pont entre l’Afrique et l’Asie.

Et n’oublions pas le précepte entendu dans le dernier film de Jim Jarmusch : Broken Flowers :

La musique éthiopienne est bonne pour le cœur !

Tezeta

Une tezeta pour finir avec Mulatu Astatqé

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