Aspie

Mon fil a quasiment débuté par une discussion sur l’aspie, et sur un croisement de bulles. Avant d’arriver ici, on avait commencé à m’en parler à mon sujet. Mais je ne me suis jamais considéré comme aspie, des traits autistiques certes, mais comme beaucoup ici. Mog parlait de continuum entre Z et Aspie, mais tout cela reste mystérieux.

Ce dimanche, visite de ma mère, et comme souvent plongée dans l’enfance. Nous lui montrons des photos, notamment celle de cet enfant aspie que j’aime tant. « C’est quoi Asperger ? ». Nous lui expliquons, rapidement… Elle se tourne vers moi : « Mais alors, toi ? Tu étais comme ça aussi enfant ! Tu ne serais pas Aspie ? »… Eclat de rire Wink

Ben, en fait, je ne sais pas vraiment quoi faire de cette information scratch . Oui, j’avais déjà ces traits autistiques très marqués, enfant, je le sais bien. Mais mon besoin de cohésion sociale, d’appartenance, ou plutôt de passer inaperçu était bien trop fort. Celui d’être aimé aussi. L’intégration comme l’histoire d’un refoulement… Intégré, je l’ai toujours été, mais toujours à côté, en observateur, des autres, et surtout de moi au milieu des autres. Avec comme une impossibilité ontologique de me lâcher, à être vraiment moi. Sauf parfois, seul dans mes pensées, où sur un terrain de sport. Et cela a continué ainsi, une traversée de la vie en observateur…

Plonger dans l’enfance, aller chercher les informations, la compréhension. Distinguer ce qui appartient à qui et à quoi. Éducation, caractère, douance, traits autistiques… Évacuer le doute, les interrogations. Tout ceci est à la fois passionnant et épuisant, parce que le besoin de vivre est là, puissant, d’autant plus…

Je crois que je suis enfin mûr pour en savoir plus, et les passer ces tests. Parce que savoir devient vital. Vraiment.

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