Art Ensemble of Chicago – Ancient to the Future, Vol. 1

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Art Ensemble Of Chicago – Ancient To The Future, Vol.1 (1987 – DIW)

01 Ancient to the Future (Joseph Jarman, Famadou Don Moye)
– (a) Sangaredi
– (b) Blues for Zen
– (c) Hexopoldomerxx-coaxia
02 Creole Love Call (Duke Ellington)
03 These Arms of Mine (Otis Redding)
04 No Woman No Cry (Bob Marley)
05 Purple Haze (Jimi Hendrix)
06 Zombie (Fela Kuti)

Art Ensemble Of Chicago:
Lester Bowie – trumpet, percussion
Joseph Jarman – wood flute, sopranino, alto, tenor, baritone saxophones, clarinet, synthesizer, percussion
Roscoe Mitchell – flute, soprano, alto, tenor saxophones, percussion
Malachi Favors Maghostut – bass, electric bass, percussion
Famoudou Don Moye – drums, sun percussion
Bahnamous Lee Bowie – synthesizer

Enregistré au Rawleston Recording Studio, Brooklyn NYC, du 17 au 19 mars 1987

Disk union DIW-804 (Japon)

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Des années que je contemplais la track list de cet album de l’Art Ensemble sans pouvoir l’écouter. Et voilà que grâce à mes amis de Jazzbabel, l’occasion m’est offerte de me plonger dans cet hommage fait par ces doux dingues de Chicago à la Great Black Music. Faut dire que des reprises de Duke Ellington, Otis Redding, Bob Marley, Jimi Hendrix & Fela Kuti, il était difficile de faire mieux comme choix !

Et comme d’habitude avec ces musiciens free, ce qui frappe d’entrée c’est le respect face à ces œuvres. Une mesure parfois étonnante quand on ne connait pas trop l’Art Ensemble. Pas de longues envolées free frénétiques ici, enfin pas trop :). Mais du blues, du rythme, du groove, de la trompette bouchée, et un petit air de fanfare qui annonce le futur Lester Bowie’s Brass Fantasy. Et aussi le coté « rétro » du free jazz, de l’expérimental au New Orleans…

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Tout commence par une composition en trois parties assez traditionnelle de l’Art Ensemble : des percussions, de l’Afrique, des cuivres tour à tour voluptueux et stridents, le groove de Don Moye et de Malachi Favors, et bien sur l’inénarrable trompette de Lester Bowie.

Suit le fameux Creole Love Call du Duke, et l’Art Ensemble se prend pour un Big Band, et Lester Bowie pour Bubber Miley. Saisissant et réjouissant.

Un petit coup d’Otis Redding avec These Ams Of Mine. Otis c’est la classe, et la fanfare devient soul, voire gospel.

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Alors No Woman No Cry, je l’attendais celle-là ! Qu’allaient ils faire de cette sucrerie reggae nos compères de Chicago ? Et bien ils en font une sucrerie Bowienne, un peu kitch avec le synthé de Bahnamous Lee Bowie (le petit frère), une rythmique légèrement reggae, presque musette (!). Très pop tout ça, qui l’eut cru ?

Le Purple Haze de Hendrix est le morceau le plus puissant, le plus bordélique, le plus free aussi. Normal, Jimi n’y allait pas non plus avec le dos de la cuillère.

Mais le meilleur est pour la fin. Zombie démarre avec la contrebasse de Malachi Favors, puissante, groovie, entêtante. Comme la musique de Fela quoi. Et les cuivres enchaînent, s’amusent, s’envolent, rivalisent. L’Afro Beat plait à nos chicagoans, les inspire. Et moi j’aime définitivement Fela à la folie. Et l’Art Ensemble Of Chicago !

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