Dictature du Z

Une question me taraude ce matin en lisant les infos : que se passe t-il dans la tête d’une personne qui se mobilise corps et âme, comme jamais pour certains, dans la manifestation anti mariage pour tous ? Qu’est ce-donc qui dérange dans la notion de mariage et d’adoption gay à ce point ? La sauvegarde des pauvres enfants bientôt condamnés à des parents de même sexe ? Vraiment ? Qu’y t-il réellement derrière ce raz de marée ? De l’homophobie larvée et inconsciente ?

Pourquoi tant de haine ? scratch

Et une petite considération sur les débats de ce forum. Je suis parfois, souvent, frustré et déçu par la teneur des échanges. Quand je suis arrivé ici, je n’osais pas trop aller y écrire – fichtre, une population de HQI, 2 % du pays, je ne devais pas être au niveau. Lisons d’abord ce qui s’y passe, avant d’oser y ajouter ma contribution. Et puis par ci par là, j’y ai trouvé des contresens, des contre-vérités, des raisonnements ou affirmations un peu étranges pour l’être finalement assez rationnel que je suis.

Aujourd’hui je me pose deux ou trois questions sur des dérives que je crois percevoir ici, directement liées aux caractéristiques du Z. Je vais utiliser le terme de « dictature » un peu par provocation…

– ne peut-on pas parler de dictature de l’arborescence ? Partir dans tous les sens – élaborer des liens transversaux et des associations d’idées – empêche t-il vraiment de structurer sa pensée ? D’être concis, exhaustif, rigoureux ?

– ne peut-on pas parler de dictature de l’hypersensibilité, de l’empathie ? L’intuition est, me semble t-il un atout remarquable pour se diriger vers des pistes de réflexion, encore faut il l’étayer. Et puis une question subsidiaire : certains ne confondent ils pas empathie et souffrance ? En gros, si tu ne souffres pas, tu n’es donc pas des nôtres, pour paraphraser le remarquable aphorisme provincial : « si tu ne baises pas, tu n’est pas de l’Ariège, si tu ne baises pas tu n’est pas ariégeois ». La légitimité du zèbre par la douleur, quel concept étrange…

– ne peut-on pas parler de dictature du QI ? Comme si le fait d’être plus intelligent, en plus d’empêcher d’être heureux rendait aussi méfiant contre toute histoire de la pensée et de la connaissance, et imposait à beaucoup d’entre nous d’abord de penser par soi même ? De ne pas se laisser polluer par tous ces gens qui auraient pensé avant nous ? Sommes-nous obligés de réinventer l’eau froide à chaque instant ?

Au final, considérer un débat d’idées comme un terrain identitaire, d’expression de soi, quitte à marcher sur son voisin pour s’imposer, n’est-ce pas une caractéristique tout simplement humaine, hqi ou pas hqi ?

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